Frérot et soeurette en Inde du Nord

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Delhi, la fin 26 juillet 2007

Classé dans : decalage, inde — Nicolas @ 0:24

Quelques mots sur Delhi, ou nous sommes de retour jusqu’a ce que notre avion decolle, demain jeudi dans la nuit, a 1h00 du matin, heure locale, soit 21h30 heure francaise.
Il est assez satisfaisant de revenir ici et de ne pas se sentir eplores et perdus, d’avoir l’impression de maitriser un peu les charmes et dangers de la ville, par rapport aux premiers jours.
Delhi est pleine de monde. Mais vraiment. Les rues sont toujours remplies, de gens, de rickshaws et autres voitures. Qu’il soit 10h00 ou 21h30, Main Bazaar, le quartier ou se trouve notre hotel, ressemble a Chatelet Les Halles en heure de pointe. Ici, en outre, il y a des vaches, comme dans les villes du Rajasthan que nous avons traversees – on n’en trouve quand meme pas dans les arteres plus larges et moins populaires de New Delhi, quoique, on n’a pas tout vu, loin de la – et des chiens dorment par terre, un peu partout.
Les bazaars sont caracterises par la densite considerable des boutiques le long de la rue. Ce sont des stands, ou des echoppes ouvertes sur la rue, que les proprietaires ferment par un store le soir. Elles vendent vetements, bijoux, medicaments, epices, ou nourriture – typiquement des beignets, flottant dans une huile bouillante qui degage des vapeurs enchantantes quand il fait deja 35 degres dans la rue et qu’elles nous sautent au visage. A preferer cependant aux effluves de toilettes publiques, sortes de pissotieres a ciel ouvert le long du mur. A tout cela, on s’est plutot habitues, et on en est assez fiers. C’etait plus difficile au debut…
Delhi, c’est aussi de grandes avenues, mal goudronnees certes mais pas boueuses, legerement plus fluides niveau circulation, dans l’ensemble tout aussi congestionnees. On maitrise le quartier de Connaught Place, dont les rues sont bordees de passages sous des arches, ou les restaurants climatises et boutiques de luxe ont leurs quartiers. La difference entre le climat feutre et refrigere a l’interieur, et la pollution sonore ou respiratoire a l’exterieur, est frappante.
Ces jours-ci, il pleut plusieurs fois par jour ici, ce qu’on n’a pas observe du tout dans le Rajasthan.

Il faut que je decrive mon accoutrement pour evoquer le leger malaise dans lequel je me trouve au milieu des gens. Aujourd’hui, j’avais le beau t-shirt, gris avec une Ganesh rouge dessinee – la deesse elephant. Mais mon pantalon occidental blanc etait au lavage, pour cause de couleur marron sale sur les cuisses, et j’avais donc le pantalon de toile rose fuschia fonce que j’avais achete pour 3 euros le deuxieme jour, et qui depuis s’est troue a l’entrejambe et ne ressemble plus a rien. Et puis des tongs bleu ciel a 1 euro, achetees a Agra car les chaussures de rando devenaient trop insupportables. Anais a beaucoup plus de classe, elle varie les hauts, porte des tongs habillees et un pantalon bouffant noir que je trouve elegant. Bref. Dans le Rajasthan, on etait habilles comme des touristes, au milieu de la population locale, plutot pauvre, un peu sale generalement, ca passait. Mais ici, c’est la capitale, il y a beaucoup plus de gens riches, bien habilles, avec des mini telephones portables et des jeans Diesel ou des lunettes Dior. C’est Paris, un peu. Et etre habille en plouc fait bizarre, surtout quand on rentre dans des restaurants qui sont largement a la hauteur de nos moyens mais qui ne sont accessibles qu’a la haute societe pour les indiens. On essuie/J’essuie quelques regards appuyes, pas directement a cause de notre accoutrement certes, mais qui seraient plus faciles a gerer si j’avais l’impression d’etre un interlocuteur presentable. Problemes d’image de soi, peut etre… Mon jean et mes Converse m’attendent bien sagement, vendredi je vais sauter dedans avec joie.
Voila. C’est probablement le dernier post envoye d’Inde. On finira tout ca dans les regles, plus tard, de France. Bisous !

 

Ville hybride 22 juillet 2007

Classé dans : inde, magique — Nicolas @ 18:32

La fin du voyage se fait sentir, il ne reste plus qu’une journee et demi avant de prendre le train pour Delhi, puis l’avion deux jours plus tard. On est toujours a Pushkar, qui s’avere tres agreable. La ville est un melange de centre touristique et de zone religieuse. Les boutiques sont tres orientees fringues au style indien pour occidentaux et babioles. Le nouveau Harry Potter est disponible !! On croise beaucoup de touristes.
Dans le meme temps, tout le long de la rue principale, qui entoure un lac d’environ 200m de large, on descent vers l’eau par des marches, lieux sacres ou les hindouistes se baignent et font des offrandes. Interdit de porter des chaussures, de fumer ou de prendre des photos.
On passe donc nos journees a se prelasser dans les restaurants ou les cafes, et a se poser assis sur les marches autour du lac, a regarder la vie autour et bouquiner. En plus de ca, on decouvre la campagne environnante, hallucinante de calme et de beaute: les paysages sont semi-desertiques, la ville entouree de collines detachees les unes des autres. On a fait un tour en dromadaire hier en fin d’apres-midi, c’etait magique.

 

Joie du bus 20 juillet 2007

Classé dans : inde, magique — Nicolas @ 21:47

Les six heures et demi du trajet en bus d’hier ont fait beaucoup de bien a ma motivation, mon moral, et ont remis mon cerveau en marche. Udaipur-Ajmer, bus reserve par une agence qui vendait cinq heures de trajet en vehicule “super deluxe”, plus eprouvant que prevu, mais ca c’est du voyage, ca vous donne l’impression que vous faites un truc vrai.
Impressions: le flegme qui regne dans le bus. Seulement six touristes, uniquement des voyageurs locaux autrement. Jeunes hommes bien propres avec leur petit sac de voyage, qui rentrent probablement dans leur famille ou partent pour un travail, femmes seules ou avec leur mari, leurs enfants sur les genoux, hommes bien en chair, confortables dans leur vie et dans leur fauteuil en mousse absorbante, probablement a la sphaigne (on avait les memes, ca contient beaucoup de sueur). Chemise pantalon et chaussures en cuir ou tongs pour les hommes, saris et voiles colores pour les femmes. Coiffures diverses, des classiques cheveux courts aux meches longues et huilees qui tombent sur les epaules, en passant par la banane eighties et la coupe a la Jordy, 4 ans. Cheveux longs attaches pour les femmes.
Il y a les voyageurs longue distance et ceux qui ne restent que quelques arrets, et s’asseyent devant pres du chauffeur. Deux policiers plus gras que la population environnante, et leur captif ? Famille mere-fils de 3 ans-fille de 10 qui reste assis sur les marches de la porte, qui restera ouverte pendant tout le trajet. Les petits sont vraiment surpris de voir des europeens et restent interdits en nous fixant. Un type, qui fait partie de l’equipage, monte dans une petite case au dessus du chauffeur, sur des couvertures, et s’endort en 5 minutes alors que le bus cahote severement et les klaxons autour sont incessants.
Les mouches s’en vont progressivement a chaque fois que le bus redemarre apres un arret, et d’autres se reengouffrent des le suivant. Des petits bras portent a chaque fois de l’eau fraiche en bouteille ou des oranges pelees perchees sur un de leurs doigts a hauteur des fenetres du bus.
Vers la fin du trajet, une femme rentre dans le bus, cherche un siege, sourit a une femme deja assise qu’elle reconnait, rebrousse chemin et va s’asseoir a l’avant, entre deux hommes, seule mais en toute aisance. Le soleil se couche sur notre gauche, il est 19h, les vibrations du bus sont de plus en plus insupportables mais qu’importe.
J’adore les voyages ! Dans ces moments les gens n’ont aucun interet personnel a interagir avec nous, et c’est l’indifference, l’acceptation ou la bienveillance qui font tant de bien par rapport aux sejours dans les villes.

 

Boitillon et clopinante en Inde du Nord 19 juillet 2007

Classé dans : galere, inde, magique — Nicolas @ 23:05

Aaaah, je suis retape !!

Anais pense qu’elle va devenir chauve a cause des ventilateurs dans les chambres et autres courants d’air dans les bus, et ses sourcils d’habitude epiles (je vais me faire dechirer) repoussent progressivement, trop bas sur les paupieres a son gout. De mon cote, j’ai l’impression que je ne regagnerai jamais les probables cinq kilos que j’ai perdus et que ma machoire restera a jamais decalee d’un demi centimetre vers la gauche a cause de l’oreiller vicieux sur lequel j’ai dormi cinq jours a Udaipur. Mais nous voila a Pushkar, apres un voyage plus dense que prevu !

Avant de raconter aujourd’hui, puisque je suis en forme, juste quelques mots sur la journee de lundi, ou on est partis en mission – en voiture avec chauffeur, partagee avec deux belges adorables – visiter la region, un fort et un temple. Je dis mission car Anais etait faible de la veille, et ma crise commencait. Premieres deux heures, geniales, des paysages dingues, montagneux, terre ocre et vegetation omnipresentes, avec des femmes en saris travaillant les champs, par ci par la, des buffles, chevres, vaches, un varan, des ecureuils type Ice Age – ce sont les Scratch dans notre langage, des bus bondes que l’on croise sur des routes a une voie, les bagages ou les gens sur le toit. Arrives a Chambalgharh, coup de faiblesse, on est incapables de monter. Tres beau d’en bas neanmoins, on se console avec un temple et un pepsi entre les singes. On reprend la voiture, et la, je ne vois plus le paysage, j’essaie de dormir sur les deux mini banquettes arriere – le coffre, quoi. Arrivee a Ranakpur, un temple jain, merveille tout en marbre sculpte, un millier de colonnes a l’interieur separant 29 salles (je cite le guide, sic). Je rampe, me trainant de banc en banc, pause de 5 minutes a chaque fois, me hissant finalement dans le temple, merveille je le rappelle, 27 marches pour l’atteindre quand meme, agreable sur le moment car frais. Je m’assois a droite en rentrant, puis m’allonge, l’effort etait trop grand. Un garde me siffle, c’est quand meme un endroit sacre, alors je me releve, ne bouge pas et m’adosse juste a une colonne – merveille sculptee. Et dix minutes plus tard, c’en est trop, mon estomac se rebelle et me fait m’accroupir pres du seau ou reposent les feuilles d’un arbre probablement sacre, donnees probablement en offrande. Je hocquete au dessus, me reprends, car c’est vraiment indecent, et cours hors du temple avec la main devant la bouche, direction les plates-bandes. Bilan: j’ai vu deux colonnes de la merveille sacree sculptee, mais ca valait quand meme le trajet. Et les trois heures de voiture au retour, sur la banquette arriere en poils de chameau. Anais aura vu quelques elephants, et tout autant de belles choses qu’a l’aller.

Bon, mon voisin, le fils de la famille qui tient l’hotel ou on est arrives ce soir, sifflote nerveusement, je dois rendre l’ordi. Ils ont l’air d’etre tres religieux, avec pagnes blancs et chants sacres a tous les etages. La suite demain, promis !

 

lassitude 17 juillet 2007

Classé dans : galere, inde — Nicolas @ 10:30

Ca pourrait etre un mignon jeu de mot sur le lassi, une boisson indienne au lait et aux fruits, pour ceux qui ne le savaient pas, mais helas, non, je parle de vraie lassitude. On est a Udaipur, au sud du Rajasthan, ville reputee la plus romantique de la region, et effectivement assez charmante, avec un lac, des batiments blancs tout autour, et un city palace qui est tres beau de l’exterieur tout au moins.

Malheureusement, Anais a ete malade dimanche et moi hier, assez salement, et ca commence a bien faire, vraiment. Je suis bien creve aujourd’hui. Par dessus le marche, on s’y est pris trop tard pour reserver nos billets de train vers l’Uttaranchal, au nord de Delhi; on voulait aller au pied des montagnes de l’Himalaya, la ou le Gange arrive dans la plaine. Ambiance differente, villes sacrees, ca aurait ete une bonne derniere etape pour ce voyage. Mais il y a 16h de train et le seul moyen est un train de nuit, qui est completement plein. On va devoir rester dans le Rajasthan, et le plan pour le moment est de rester un peu plus longtemps ici a Udaipur, puis de se poser bien 5 jours a Pushkar, un petit village sacre sur la route de Delhi. Beaucoup de bien peut se passer, mais dans l’autre sens j’ai peur de ne pas reussir a apprecier le sejour, encore une fois a cause de notre enfermement dans l’etiquette “touriste”, qui rend difficile de vivre autre chose que des visites de palais et de temples.

Anais est plus positive, elle garde beaucoup plus d’optimisme. C’est peut-etre juste la fatigue d’aujourd’hui qui m’empeche d’etre au maximum de ma capacite d’appreciation du moment.

 

L’effet Routard 13 juillet 2007

Classé dans : inde, magique — Nicolas @ 19:26

Hello ! On est a Bundi, petit village (90000 habitants) du sud-est du Rajasthan depuis deux jours, ce qui correspond a notre temps de silence. On est sous le charme, il n’y a pas ou peu de circulation, des vaches toutes mignonnes et toutes maigres, un palais delabre envoutant qui lorgne sur nous d’au-dessus, avec ses chauves-souris qui s’echappent le soir par essaims (bon, j’avoue, on en a vu 12 petites perchees au plafond d’un mini hall, Anais a un peu gemi pour la forme, mais les essaims le soir, c’est dans le guide, on les a pas vus).
Et pour la premiere fois on loge dans une guesthouse et pas un hotel, ce qui veut dire que c’est une famille qui nous heberge et qui tient quelques chambres. La maman fait la cuisine, le papa la boutique de bouteilles et sucreries qui donne sur la rue, les freres construisent les nouvelles chambres et la fille deborde de sourires et anime tout ca. Il y a Krishna la tortue – je n’avais jamais vu une tortue aussi energique, elle court partout. Je prefere l’appeler Georges. Cette famille fait partie de la caste la plus haute, les brahmanes, ce que l’on peut reconnaitre a la couleur bleue de leur maison. Le guide du routard recommande cette famille, completement a raison, et cela fait que leur etablissement a enormement de succes, et que le soir on est 12 a manger sur une serie de petites tables de jardin mises bout a bout, et qu’on discute… francais. En effet, seulement les francophones utilisent le Routard. Mais c’est particulierement interessant aussi.
On se disait hier soir que voyager, en particulier dans un pays aussi complexe et inaccessible que l’Inde, ca apprend surtout sur son propre pays et sa propre culture… On voit ce qu’on a et ce qu’on a pas, nos chances, les derives qui ont cours chez nous et pas ici, et tout ca fait qu’on ne peut pas rentrer exactement les memes que quand on est parti.
Bisous !

 

Un string en papier 10 juillet 2007

Classé dans : inde — Nicolas @ 22:45

Non, ce n’est pas la derniere tendance des bidonvilles pour les filles qui revent de devenir occidentales, non, c’est la tenue qu’on a portee Anais et moi aujourd’hui. On s’est octroyes une heure de massage ayurvedique aux huiles. Necessaire apres la journee passee en rickshaw avec Raj, un bon gars de vingt ans a qui on a vraiment fait confiance jusqu’a ce qu’un leger doute s’installe quand il nous a quand meme emmenes dans un magasin de ses potes pour qu’on voie juste la collection de vetements. Tres beaux en effet, mais ca s’appelle 15% de commission, alors on se mefie.

On a egalement extremement hate de reussir a enfin ajouter des photos, pour vous montrer deux cliches memorables de nous avec un turban et un sabre, pas du tout credibles a cote d’un Indien tres serieux qui avait juste avant essaye de nous expliquer avec deux mots d’anglais la mythologie hindouiste et le cycle des reincarnations de Vishnu.

 

Haut et bas 9 juillet 2007

Classé dans : choc, decalage, inde — Nicolas @ 22:43

On avait prevu de voyager d’Agra a Jaipur dimanche, mais un puissant coup de fatigue (de Nicolas) nous a retenus une journee de plus. Fievre dans la nuit et faiblesse generalisee le matin… Il fallait bien que ca arrive une fois. Je pense que j’ai decompense apres avoir resiste aux aggressions diverses les premiers jours. La pression qui regne dans la rue est assez forte parfois, comme on l’a deja mentionne. Il y a tres peu de touristes, on se sent vraiment engloutis, et observes. Et dans le meme temps, on regrette de n’etre ici dans le moule que pour les activites non authentiques et presque club med : rester a l’hotel le soir, pour etre au calme, aller en taxi directement de l’hotel a l’attraction, payer, rester un peu et reprendre un taxi pour continuer.
Bref, des hauts et des bas, Jaipur semble encore un peu plus douce qu’Agra…
Encore plein de choses vont se passer.

 

“Halow, halow” 9 juillet 2007

Classé dans : decalage, inde, pauvrete — Nicolas @ 22:34

Nous voila a Jaipur, histoire de finir le triangle d’or dont les deux autres cotes etaient Delhi et Agra (voyez la carte). Beaucoup beaucoup de choses a dire, qui semblent difficiles a ordonner.

Sans vouloir former un catalogue, on a fait de nouvelles experiences, avec en particulier: le bus. Le bus local. Samedi, pour aller visiter les ruines d’une immense ville fantome, Fatehpur Sikri, construite au XVIe siecle par Akbar, le plus grand empereur moghol (des Perses, musulmans, qui ont domine l’Inde du Nord pendant deux siecles), qui etait repute pour la justice de ses jugements, et sa volonte d’accueillir dans son empire toutes les religions. Un bus indien, ca n’est evidemment pas un bus francais. C’est plutot un bus francais type des annees 50, utilise non stop depuis sur des routes defoncees. Grands-parents, ne vous inquietez pas, il est impossible de conduire a plus de 60 km/h sur les routes ici, il y a peu de risque d’accident dangereux. Et puis le klaxon est un moyen de survie ici, on ne double pas sans, on n’accelere pas sans, on ne ralentit pas sans. C’est tout un art. Bruyant.
Et justement, a l’entree dans le bus, on s’imagine vivre un trajet cauchemardesque, il fait chaud, les gens nous regardent bizarrement, on n’est pas vraiment surs d’etre dans le bon bus. Mais il regne finalement une ambiance plutot decontractee, insouciante (au klaxon incessant pres). J’etais assis pres d’un papi qui jouait avec sa (petite-?)fille et son petit de deux ans qui riait tout le temps, et qui etait peu bavard mais tres poli avec moi, a coups de “Sir”. Un etudiant de l’Indian Institute of Technology est venu tchatcher avec le sourire les deux autres seuls occidentaux du bus, deux estoniens d’une trentaine d’annees, pour leur demander du travail.
On peut relier cet apparent denuement, ce manque de confort, au spectacle des rues quand on avance en rickshaw, ou aux wagons des trains sans air conditionne, avec des barreaux qui laissent entrer l’air et des bras qui depassent (sinistre evocation de certaines deportations, mais justement, non). Et il est un peu faux de s’attendrir ou se scandaliser face a ces aspects de la pauvrete. Certes ces gens n’ont pas de voiture, pas de tele ni plutot meme de chaussures, mais ce n’est pas pour cela qu’ils sont malheureux. En revanche, l’education et la sante, oui, ce sont des priorites. Mais en ce qui concerne le confort, a certaines exceptions pres probablement, je ne pense pas que ce qui est supportable pour un Indien qui vit dans la rue ne le serait pas pour un europeen ou un americain apres quelque temps d’adaptation.

Le titre “halow, halow”, c’est deux mots qui nous rendent malades a force de les entendre de la bouche de petits enfants plus ou moins innocents qui nous disent bonjour en anglais parce qu’on a la peau blanche. C’en a atteint un tel point que j’ai parfois l’impression que les klaxons des rickshaws qui passent disent la meme chose.

Pour les photos, on attend d’avoir rempli nos cartes memoires pour pouvoir graver des cd et les mettre dans les ordis. Pas beaucoup d’acces a l’USB ici… Ca en fera plein d’un coup, c’est meilleur… Quant au pays anglophone, pas tant que ca. Les gens baragouinent, disons, et seulement 10% de la population parle avec un niveau eleve.

Bien vu pour le Taj Mahal, Florent, il est meme premier des votes apparemment. Ce qui me fait penser au journaux indiens, ce qui m’amene a remarquer qu’ils suivent remarquablement bien la campagne presidentielle aux US, ici. Pas un jour sans un article sur Obama ou Clinton.

 

pays de dingue!!! 9 juillet 2007

Classé dans : decalage, inde, pauvrete — Anaïs @ 22:17

alala… Ouaip pays de dingue l’inde…! Journee un peu partagee pour moi… Bon en plus du mal de gorge et de dos hihi… C’est assez frustrant d’etre pris simplement pour des machines a fric! La misere est super dure, et le harcelement des mendiants, surtout les enfants… J’ai pour l’instant assez de mal a me positionner par rapport a tout ca… Est ce que des touristes viennent uniquement pour visiter les superbes forts et temples? C’est pas mon -notre- cas, donc voilou quelques frustrations… Heureusement qu’il y a quand meme des super rencontres! Et pour l’instant on n’a ete que dans des grandes villes touristiques, vivement les petits bleds ; on en a planifie deux prochainement! hihi enfin “bled”, avec plusieurs dizaines de milliers d’habitants, mais on en est plus au milion…

Bon je sais plus trop quoi dire, si ce n’est que ce que tout ce qui se passe est tres fort…

Et pour les photos, bientot, bientot!

Bisous a tous!!!