Quelques mots sur Delhi, ou nous sommes de retour jusqu’a ce que notre avion decolle, demain jeudi dans la nuit, a 1h00 du matin, heure locale, soit 21h30 heure francaise.
Il est assez satisfaisant de revenir ici et de ne pas se sentir eplores et perdus, d’avoir l’impression de maitriser un peu les charmes et dangers de la ville, par rapport aux premiers jours.
Delhi est pleine de monde. Mais vraiment. Les rues sont toujours remplies, de gens, de rickshaws et autres voitures. Qu’il soit 10h00 ou 21h30, Main Bazaar, le quartier ou se trouve notre hotel, ressemble a Chatelet Les Halles en heure de pointe. Ici, en outre, il y a des vaches, comme dans les villes du Rajasthan que nous avons traversees – on n’en trouve quand meme pas dans les arteres plus larges et moins populaires de New Delhi, quoique, on n’a pas tout vu, loin de la – et des chiens dorment par terre, un peu partout.
Les bazaars sont caracterises par la densite considerable des boutiques le long de la rue. Ce sont des stands, ou des echoppes ouvertes sur la rue, que les proprietaires ferment par un store le soir. Elles vendent vetements, bijoux, medicaments, epices, ou nourriture – typiquement des beignets, flottant dans une huile bouillante qui degage des vapeurs enchantantes quand il fait deja 35 degres dans la rue et qu’elles nous sautent au visage. A preferer cependant aux effluves de toilettes publiques, sortes de pissotieres a ciel ouvert le long du mur. A tout cela, on s’est plutot habitues, et on en est assez fiers. C’etait plus difficile au debut…
Delhi, c’est aussi de grandes avenues, mal goudronnees certes mais pas boueuses, legerement plus fluides niveau circulation, dans l’ensemble tout aussi congestionnees. On maitrise le quartier de Connaught Place, dont les rues sont bordees de passages sous des arches, ou les restaurants climatises et boutiques de luxe ont leurs quartiers. La difference entre le climat feutre et refrigere a l’interieur, et la pollution sonore ou respiratoire a l’exterieur, est frappante.
Ces jours-ci, il pleut plusieurs fois par jour ici, ce qu’on n’a pas observe du tout dans le Rajasthan.
Il faut que je decrive mon accoutrement pour evoquer le leger malaise dans lequel je me trouve au milieu des gens. Aujourd’hui, j’avais le beau t-shirt, gris avec une Ganesh rouge dessinee – la deesse elephant. Mais mon pantalon occidental blanc etait au lavage, pour cause de couleur marron sale sur les cuisses, et j’avais donc le pantalon de toile rose fuschia fonce que j’avais achete pour 3 euros le deuxieme jour, et qui depuis s’est troue a l’entrejambe et ne ressemble plus a rien. Et puis des tongs bleu ciel a 1 euro, achetees a Agra car les chaussures de rando devenaient trop insupportables. Anais a beaucoup plus de classe, elle varie les hauts, porte des tongs habillees et un pantalon bouffant noir que je trouve elegant. Bref. Dans le Rajasthan, on etait habilles comme des touristes, au milieu de la population locale, plutot pauvre, un peu sale generalement, ca passait. Mais ici, c’est la capitale, il y a beaucoup plus de gens riches, bien habilles, avec des mini telephones portables et des jeans Diesel ou des lunettes Dior. C’est Paris, un peu. Et etre habille en plouc fait bizarre, surtout quand on rentre dans des restaurants qui sont largement a la hauteur de nos moyens mais qui ne sont accessibles qu’a la haute societe pour les indiens. On essuie/J’essuie quelques regards appuyes, pas directement a cause de notre accoutrement certes, mais qui seraient plus faciles a gerer si j’avais l’impression d’etre un interlocuteur presentable. Problemes d’image de soi, peut etre… Mon jean et mes Converse m’attendent bien sagement, vendredi je vais sauter dedans avec joie.
Voila. C’est probablement le dernier post envoye d’Inde. On finira tout ca dans les regles, plus tard, de France. Bisous !